POLYTECH' SAVOIE

Pour ceux qui tombent malencontreusement sur mon blog en cherchant les admissions pour POLYTECH' SAVOIE, ayant été à votre place l'an dernier, vous pouvez me contacter si vous avez besoin d'information.

News...

dimanche 22 février 2009

Ce désir

Je l'ai vraiment sur le bout de ma langue,

Il est paralysé là,
Après s'être aventuré jusqu'à l'extrême limite de l'oralement avouable,
Il reste farouchement bardé par la chaleur réconfortante à l'arrière de la digue d'émail,
Et brûle en silence jusqu'à l'étouffement,
Ce désir infamant et pourtant inflammable d'une simple étincelle,
Identique à celles qui embrasent candidement l'espoir des cierges.

vendredi 22 août 2008

Ma vie, cette suite d'accidents

Jour J

Le philosophe dira qu'on ne peut agir que sur ce qui dépend de nous, et je lui répondrai que rien ne dépend de nous. Nous n'agissons pas, nous réagissons. Nous ne construisons pas, nous sommes hypocritement fiers de penser avoir préservé ce que l'autre n'a pas encore détruit, mais cela viendra. Détruire c'est comme dormir: une inaction vitale chez l'autre. Mais lui jeter la pierre c'est encore se lapider soi-même, car je serai toujours l'autre d'un autre. Il n'y a rien de fatal là-dedans. Si détruire est comme dormir, alors détruire ne tue pas, car d'un banal sommeil on se relève toujours. Non, le seul à tuer, à agir sans faux-semblant, c'est l'Autre. Il est l'Autre commun de tous les autres. De ses aiguilles il nous pousse dans le dos pour nous acculer au dernier étage de notre vie, nous faisant trébucher sur chaque marche, puis d'une dernière impulsion il nous fera trépasser par la fenêtre. Prématurément campée devant la mienne, je le défiais, l'attendais avec l'insolence de ne pas l'avoir attendu pour y parvenir. Mais je savais par expérience qu'il préférait tromper les consciences résignées et surprendre. Alors j'ai fermé les yeux sur tout, et il a fini par venir.
C'est ainsi que le temps est venu, pour moi. Tic-Tac. Tic-Tac. Tic-Clac!
Contrairement à ce qu'ils en ont pensé, ce n'est pas moi mais, comme je viens de l'expliquer, l'aiguille des secondes qui m'a violemment poussée dans le dos, tout droit dans les bras de la fenêtre d'en face qui les avait grands ouverts en attendant d'embrasser ma vie toute entière.
Puis le temps est reparti, pour un tour d'horizon. Tac-Tic. Tac-Tic. Tac-Clic, photo...

...album des flash-backs.



Jour J-?


Oui Bach, Beethoven... Tu n'aimes pas la musique classique? Comment ça, "quand même pas au berceau"... Et au volant? Moi quand je roule en respirant ces airs-là de musique, j'ai l'impression que ma voiture se prend pour une croche elle-même, et qu'elle devient si facile à conduire... comme si la route était aussi rectiligne qu'une portée! Seulement, un jour il y a eu un virage... C'est ce jour-là que j'ai compris, comme Galilée, qu'au bout d'une route qui semble droite, il peut y avoir un rayon de courbure bien caché. Et comme il faut toujours être deux pour valider une découverte importante, elle était là. Tout s'est passé si vite, je n'ai jamais pris de décision aussi rapidement de toute ma vie: non, pas le ravin!!! Je me suis presque demandé comment la voiture qui venait en face et parallèle à moi avait pu se retrouver sur ma trajectoire. Une ligne droite, ça ne se courbe pas? Mais peut-être était-ce cela, amorcer un virage dans sa vie. Pour le coup, c'était ce virage ou plus de vies du tout! Virage, tournage... une cascade digne d'une scène de cinéma. Les roues en l'air, les têtes en bas, le tout juste au dessus du toit de ladite voiture d'en face. Pourtant, seule dans nos souvenirs cette impression de légèreté, malgré la gravité de la situation et d'une tonne de ferraille attachée à nos ceintures de sécurité. C'était comme dans un rêve, aucune sensation n'était plus réelle et le temps n'avait plus cours. Puis ce brusque et inévitable atterrissage sur le toit auquel l'absence de temps avait permis de nous préparer, le bruit de la tôle bleue métallisée sur le bitume, mes coudes rampant sur les morceaux de ma vitre brisée et son pull blanc pourprement entaché de moi. Les pompiers nous ont fait rester allongées des heures durant dans des civières puis des lits d'hôpital tout juste alors que nos pieds appréciaient de nous porter à nouveau. Puis ils m'ont expliqué que vu l'état du tableau de bord, les pédales remontées jusqu'au volant ils ne comprenaient pas comment les miens pouvaient encore toucher le sol. "A la limite vos genoux..." m'avaient-ils avoué. Au lieu d'une amputation, j'avais un simple hématome imprimé par mon propre effet pesant en travers de ma clavicule. Elle aussi était miraculeusement indemne. Finalement, la seule victime à déplorer était une anglaise bleue métallisée.


Jour J-??


"Pourquoi as-tu fait ça? Il ne faut pas, il ne faut plus, plus jamais, tu entends?". J'entends, mais je n'écouterai pas. J'ai déjà contracté mon assurance décès, et dans les termes du contrat il est écrit que ça se terminerait ainsi, un jour... Un jour J, qui aurait pu être hier, mais j'ai passé mon tour, laissé ma place et mon lit d'hôpital à un autre, pour cette fois.
Il n'était pas tard mais il faisait déjà nuit au fond de moi. Toutes lumières éteintes, je naviguais à vue, ricochant d'un regard à un autre de ceux que je croisais sans reconnaître. Je n'en ai accroché qu'un, au détour d'un couloir moins maritime qu'emprunté par les professeurs terminant tard, comme lui ce soir de pleine lune. J'ai dû m'échouer par politesse quelques minutes, le temps qu'il m'incite à suivre le cap du rivage, celui-là même sur lequel j'avais débarqué l'angoisse et duquel il m'était désormais hors de question d'approcher. Comme finalement la direction qu'il me donnait s'opposait à ma volonté, j'ai suivi son sillage mais en sens inverse de celui qu'indiquait l'aiguille de son compas. Pour fuir l'angoisse je carburais aux anxiolytiques. Conjointement, l'idée que le temps s'acharnerait inversement proportionnellement à la dose prescrite contre moi et le fait que cette tempête épuisait mes réserves, m'obligeaient à remplir régulièrement mon réservoir du précieux carburant délivré sur ordonnance, jusqu'à la dernière goutte, celle de trop qui fait déborder d'appels de naufragés voulant encore être sauvés les lignes téléphoniques de S.O.S suicide. Pas moi. Le capitaine préférera couler avec son navire que de laisser l'angoisse le broyer par vagues successives. Mais les gens à terre n'ont que faire de ce code d'honneur, et ont préféré me sauver en me ramenant au port à coups de sirène, gyrophare et perfusion. Je me suis réveillée drapée d'une voilure qui aurait pu être celle de mon mat, noyée dans l'océan blanc des murs de ma nouvelle cabine, et les souvenirs comme ajourés par quelque vorace habitant des profondeurs. M'avait-on réellement sauvée de la noyade ou avais-je juste ouvert les yeux alors que mon corps gisait inerte au fond d'un gouffre stérilisé? La réponse s'imposa à moi alors que je constatai ma position assise. Debout, l'évidence était bien pire. Jamais l'eau bienveillante ne m'aurait laissée peser si lourd. Je m'accrochais au porte-perfusion comme s'il s'agissait de mon solide mat métallique, mais à roulettes et avec une sacoche de sérum en guise de voilure. Dans mon esprit j'étais juste échouée sur un navire étranger qui me donnait un affreux mal de mer. Je ne marchais pas, je tanguais au milieu d'un équipage d'uniformes blancs. Le capitaine en personne, qui en plus du bel uniforme blanc porte à sa poche un stylo pour rédiger le carnet de bord, dû venir m'aider à retrouver ma cabine. Fin du délire, retour à la réalité. "Je suis votre médecin, l'ambulance vous a amenée ici cette nuit, au centre hospitalier Henry D., vous ne devez pas vous en souvenir...". Effectivement. "Le Dr G. va venir avec une infirmière vous poser quelques questions." Peu m'importent les questions qu'il me posera, ma réponse est déjà prête: Je veux partir.

La suite au prochain accident

dimanche 10 août 2008

Coups de pinceau

J'ai eu peur d'elle avant d'avoir peur pour moi. Mais il fallait tenter cette approche, une dernière fois. Une approche que je pensais sous contrôle, pour une fois. C'était bien essayé, mais la chance comme le contrôle échappent parce qu'en craignant suffisamment l'autre on s'aperçoit qu'ils ne sont pas tant modelés de nos mains que des siennes. Et elles me le font bien comprendre, mais ce lancinant manque de retenue ne me fera pas taire. Au rythme des mots qui sortent de ma bouche elle frappe, comme pour les faire retourner d'où ils viennent. C'est cela, parler sous la torture, mais une torture voulue, presque chérie. Acculée contre le mur et contre son gré mes phrases abondent au début. Mais bientôt, de là où entrent par habitude des effluves multicolores c'est un flot monochromatique qui commence à dévaler les sillons de douleur. De toute façon, avec elle ça a toujours été le monde à l'envers. Peu m'importe, je préfère savoir mon sang couler sur mon visage que son indifférence dans mes veines. Me sentant ainsi me répandre sur sa main tremblante, elle s'interrompt et ne me dévisage maintenant plus de ses mains mais des yeux. La voilà comme un peintre devant la toile de sa vie, se demandant comment corriger l'indigne bavure de son pinceau.

samedi 19 juillet 2008

Inversés



“Il ne pourra jamais me comprendre"


- Allô?

- Oui?... Ah, c'est toi!?

- Evidemment! Cette heure-là est toujours la mienne, enfin, celle que tu m'avais donnée, tu te rappelles?

- Oui, mais...

- Tu as changé d'avis? D'heure? Tu sais que ce n'est pas la période pour changer d'heure, hein?

- Non, et de toute façon donner c'est donner, reprendre c'est...

- ...voler.

- Oui. Joyeux Noël à toi. Tu as passé de bonnes fêtes? En famille?

- Bonnes, je ne sais plus vraiment. En famille, non. La famille c'était avant, avant qu'Elle ne parte en emportant tout avec Elle. Hier soir je suis allée manger avec Lui, dans cette maison aussi vide de meubles que du sens de « domicile familial ». Il ne nous restait même pas deux fourchettes! Du saumon à la petite cuillère, tu y crois toi? Avant le repas, je l'ai tout de même appelée pour leur souhaiter un Joyeux Noël, à Elle ainsi qu'au reste de ce que tu appelles famille. J'aurais dû me garder de cette politesse, et peut-être aurais-je pu garder mon repas mais... ils m'en ont dégouté les uns après les autres, m'éructant à la figure leurs reproches nauséabonds, relents de fausse rancœur entre deux bouchées de petits fours. Soi-disant je les aurais encore trahis. Et malgré le flot de larmes qui inondait ma trachée, je n'ai pas eu vite fait de ravaler mes "Joyeux Noël". Ces pilules festives ne passaient pas et se plantaient dans ma gorge comme des banderilles lancées par de lâches toreros. Lassée du combat et sans avoir le courage d'attendre leur mise à mort, je me suis hâtée de me couper moi-même les deux oreilles pour ne plus les entendre.

- Tu sais, finalement, la victoire revient à celui qui garde les trophées...

- Tu m'aurais vue! Je n'étais plus bien vaillante pour une victorieuse... Lui a cru que j'allais m'étouffer. Il a improvisé au plus vite une table avec une bougie, du saumon fumé avec des toasts, deux flûtes avec deux bouteilles de champagne... Mais m’abreuver de ses gentillesses ne suffisait pas. J'ai dû boire ma bouteille bien plus vite que lui (question de survie), par gorgées frénétiques comme on mangerait de la mie de pain après avoir avalé une arête de travers. Fin du combat. Quelques minutes avant de poser genou à terre et de basculer de quatre vingt dix degrés au dessus du sol enneigé pour rendre armes et repas, je Lui ai donné son "Joyeux Noël", qui seul avait trouvé preneur. Pour les autres, c'était comme pour ces portées de chiots qu'on n'arrive pas à donner, je les avais noyés.

- Je ne suis pas sûr que l'on noie les chiots dans le champagne...

- Il fallait faire au moins un geste de circonstance, c'était Noël tout de même!

- Et maintenant où es-tu?

- Clément m'a fait faire un double de la clé de son appartement.

- Et jusqu'à la fin des vacances tu vas rester seule?

- Oui. J'écris.

- Une nouvelle?

- Un nouveau... testament.

- Cette année encore! Mais qu'est-ce que tu peux bien avoir à leur léguer?

- Mon désespoir. Je leur en fais régulièrement des bijoux afin qu'ils les portent comme une malédiction, alors chaque année il me faut mettre à jour la répartition de leurs très futures richesses. Je me fais si vieille maintenant...

- Tu délires encore... Tu ne devrais pas rester seule, à moins que cela ne fasse partie de tes vœux de ce jour?

- Ce doit être ça.

- Dans ce cas alors, pourquoi m'appelles-tu?

- Je préfère être seule... à deux. Je suis un peu inhumaine, mais pas plus qu'à moitié non plus! Et puis toi, ce n'est pas pareil, tu es mon double, alors c'est comme si j'étais seule et que mon écho prenait quelques libertés à me donner mes retours de paroles.

- Ton double? Qu'est-ce que tu racontes? Je ne suis pas ton double, je suis une personne à part entière!

- Oui, bien sûr, le double d'une demi-humaine, ça fait bien une unité d'humain, non? Tu vois, on y trouve tous les deux notre bon compte. C'est mathématique.

- Je suis philosophe, pas mathématicien!

- Et Descartes alors?

- Je ne suis pas non plus Descartes! Pourquoi à tes yeux ne pourrais-je pas être tout simplement ma propre unité libre?

- Simplement? Propre? Libre? Ce n'est pas toi le philosophe censé dire que pour être libre, il faut se salir les mains et que c'est tout sauf simple!? Quant à ton unité, je viens de te la calculer. Et tu peux me faire confiance, je suis une excellente calculatrice.

- Ah ça! J'ai bien vu les résultats que ça donnait une calculatrice scientifique telle que toi... Exacts à la virgule près, avec un pourcentage d'erreur humaine quasi-négligeable. Au fait, dans tous tes calculs, tu me donnes quelle place?

- Puisque tu y tiens tellement à ton unité, je t'en donne la place, tiens, juste à côté de la virgule.

- Et à toi?

- Tu m'as rappelé que je n'étais pas assez précise dans mes relations, aussi mathématiques soient-elles. Donc pour corriger l'erreur et sachant que le chiffre le plus précis est aussi le plus éloigné de la virgule...

- ... le plus éloigné de la virgule, ou de l'unité?

- Dans notre cas, de l'unité. Les habitants du monde des "...aines" et des "...ièmes" ont bien trop de curiosité les uns pour les autres. Ils se regardent à travers leur virgule et ne comprennent pas pourquoi ils sont inversés. Alors ils essaient de passer de l'autre côté, et outre les virgules tout le calcul se fausse.

- Le monde des "haine" et des "aime", tu dis?

- Oui, à une virgule près! Enfin, à la présence de la virgule près...

- Et si on poursuivait notre lutte contre la disparition de la virgule? On pourrait même créer notre fondation pour sceller officiellement le pacte, si tu veux.

- D'accord, avec toi en président alors, et moi je continuerais de te consulter pour les plans de bataille.

- Virgule d'un jour...

- Virgule toujours! D'ailleurs, depuis ce jour où j'ai failli te voir à l'endroit, je trouve que l'envers te va beaucoup mieux. Sans vouloir t'offenser...

- Et moi depuis ce jour, j'avais bien compris que...
...je ne pourrais jamais te comprendre.

"Mes calculs sont toujours exacts”

dimanche 26 août 2007

Admission finale en Ecole d'ingénieur: Polytech Savoie

Admise à Polytech Savoie section Mécanique, Matériaux

Option choisie: Mécatronique (couplage Mécanique & Electronique) sur le site d'Annecy


Résidence universitaire:

jeudi 16 août 2007

Happy Birthday

Mais où sont passés mes vingt ans ?

dimanche 22 juillet 2007

Message personnel

Les gens se croient vraiment tout permis.
Même pas eu la politesse de me poser la question:
-" Tu ne m'en veux pas au moins si je meurs ? "
-" Non, ne t'inquiète pas pour ça, ce sont des choses qui arrivent à tout le monde. " lui aurais-je le plus gentiment du monde répondu.
Mais non, au lieu de ça on prend ses libertés et on embarque celles des autres avec parce qu'on les trouve si bien assorties ! Il y en a qui croient tellement faire une bonne affaire en rachetant pour pas cher leur propre liberté qu'ils pensent que c'est tous les jours et chez tout le monde les soldes. Ben voyons... Vous avez déjà entendu vous, crier à la volée:

A la première liberté achetée, les suivantes sont offertes !
Moi non.
Est-ce à cause de l'inflation de l'euro que les gens ne savent plus vivre ?

vendredi 13 juillet 2007

Mes sept vérités

Une amie bloggeuse fort sympathique -Daisyb, pour ne pas la citer..- m'a dernièrement chargée d'une mission "révélations" -> il me faut faire ici sept confidences me concernant, alors voilà:

 Au primaire, j'étais la seule fille acceptée des garçons pour jouer à "la bagarre" à chaque récréation

 A la même époque, un jour où je faisais rituellement seule mes tours de cour de récréation aux heures prévues, une fille qui s'amusait dans mon dos à me suivre s'est retrouvée à terre, après 2 sommations de s'arrêter, K.O. par poing droit. La seule fois où ma mère fut convoquée à cause de mon comportement (exemplaire par ailleurs...)

 En 2nde, le ton a soudainement monté entre moi et mon professeur de SVT en plein cours lorsqu'une élève derrière moi lui a demandé si un embryon d'oeuf souffrait et que je me suis retournée pour répondre à sa place: " Mais tu vois bien qu'il n'en a rien à foutre ! " -conséquence des préceptes d'une mère dont le combat est la protection animale-

 Je ne peux m'empêcher de tout faire à la dernière minute, de repousser les limites du raisonnable à l'inexorable. Ex: ne commencer un travail à rendre pour 8h qu'à 5h du matin, ne ranger mes cours que lorsque je n'ai plus assez de place sur mon lit (dernier lieu colonisé)...

 J'ai composé il y a 9 ans un alphabet codé grâce auquel je peux noter ce qui me passe par la tête sur n'importe quel support (principalement mes cours) sans préoccupation

 Petite, je me suis longtemps convaincue de ne pas venir de la même planète que ces autres avec lesquels je ne me trouvais rien de commun (ce temps-là est-il vraiment révolu?)

 J'organise toujours mes journées vacantes comme je l'entends et pas comme la Lune et le Soleil l'exigent (que l'on n'y voit pas un refus de l'autorité...) en ne sortant pratiquement de mes 25m2 qu'en cas d'urgence nourricière ou virée amicale nocturne


Et comme tout jeu possède une règle...
Voici ce qu'il faut faire : Chaque personne décrit ou révèle sept choses à propos d'elle-même qu'elle n'a pas encore révélées sur son blogue. Ceux qui ont été «tagués» doivent écrire sur leurs blogues ces sept choses ainsi que ce règlement. Vous devez «taguer» sept autres personnes et les énumérer sur votre blogue. Vous laissez alors sur les blogues de ceux que vous souhaitez «taguer» un commentaire leur indiquant qu'ils ont été «tagués» et les intimant à lire votre blogue.

Les malheureux taggés sont:

Un écrivain prometteur, j'ai nommé: Julien
Le photographe de Mes nuages
Une rêveuse
Tout droit sortie de sa bulle: Lolita
La lumière de la blogosphère: Lupiote.com
A star in the dark
Le gentil fou de Bassan

mercredi 4 juillet 2007

Les choses changent... ou pas




Pour parer aux souvenirs mis en pièces, j'essaie de rassembler les morceaux par écrit mais pour l'instant les mots m'ont fui. Ils ont bien fini par tomber dans vos oreilles, seulement ils ne veulent plus retourner dans ma bouche...

samedi 30 juin 2007

Evil by evil

Vous aviez dit vacances?


Je dis que seule une paralysie peut en guérir d'une autre.

Le général Amygdale a ordonné mercredi soir l'exécution immédiate du plan Spasmophilie. Suivant la tactique habituelle, son bataillon de fourmis est parti timidement, du bout des doigts, puis s'étant assuré d'être en terrain soumis a lancé l'offensive vers le centre assiégé des émotions. L'ennemi s'était replié au sommet du Tronc cérébral, centre stratégique de passage des voies sensitives. Armes dirigées vers le coeur du territoire conquis, le blocus ainsi établi empêchait à ses habitants toute sortie de leur cité limbique. Ne s'attendant pas à être attaqué de dos, il s'est laissé surprendre par la vague cryothérapeutique fourmillant de soldats composteurs qui pour briser le rempart en ont démembré chaque tireur. Elle s'est retirée comme elle était venue, remportant pour trophée macabre de sa victoire l'écume ivoire formée des débris de carcasses rivales.

mercredi 27 juin 2007

RAF

samedi 23 juin 2007

En quarantaine

Besoin de... clôture volontaire/temporaire.
Solution paradoxale que celle de la clôture pour qui compte répondre ainsi au sentiment problématique de s'être enfermé soi-même. Jamais tant rangé que ces dernières semaines, chaque élément dans sa boîte, et chaque boîte a son étiquette. Juste pas fait attention que le dernier couvercle s'était refermé sur moi, et moi avec la main refermée sur l'étiquette. Les traits de mon visage se glacent à cause du soudain sang froid qui m'envahit, le tout seyant parfaitement à la place que j'occupe alors.

Besoin de... coupure volontaire/temporaire.
De couper mes ailes d'emprunt, celles qui me poussent dans le dos chaque fois que je chute, celles qui m'empêchent d'atteindre la réalité terrestre quand la gravité tente de m'y ramener. Mais de quel droit injuste je me permets ainsi de priver mes anges, moi l'égoïste qui, sans raison, pourrais certains jours leur déplacer des montagnes sans souffrir un effort, et d'autres déplacer leur cadavre sans verser une larme? Qu'ils soient prévenus. Et maintenant, qu'est-ce qui les retient encore, au sens littéral, de me laisser tomber?

Besoin de... d'eux involontaire/intemporel.
Parce qu'ils sont l'unique moyen d'atteindre le mystérieux contenu de mon coffre thoracique. Ils sont mes complices, mes otages, et mes négociateurs.

Prévention: fermeture volontaire/temporaire de boîtes mail.
Pour ne pas qu'ils me laissent ouvrir cette boîte de pandore.

lundi 18 juin 2007

Mes mots sont kamikazes, ils doivent se faire exploser en moi avant de pouvoir rejoindre les vierges pages.

Un roman incontournable: Claire Obscure

Philippe Pilato vous informe qu'il publie chez lulu.com "Claire Obscure", journal d'une disparition amoureuse, qu'il vous invite à découvrir, et à soutenir si vous l'aimez.

Cordialement,
Philippe Pilato
Nice, France

Claire Obscure, disponible ici en lien vers lulu.com







NOTE DE MÉGANE : pour ceux qui ont pris l'habitude de me lire et de filer mes mots, suivez en milieu de page le chemin tracé par mon commentaire vers ce roman "coup de coeur", ici:

Claire obscure, vu par Lauriane

dimanche 17 juin 2007

La ligne verte

Depuis son départ elle a continué sur une route tracée à coup de règles, évitant soigneusement courbures et autres croisements car c'est bien souvent là que se produisent les dérapages accidentels. Puis leurs routes ont de nouveau convergé et en sens inverse leurs bolides se sont croisés, mais pas leurs regards. Une ignorance plein phare. Son rêve suivant voulut effacer cet affront mutuel, mais de jouer les entremetteurs ne lui fut pas favorable: la force de l'habitude voulut qu'El essaya de le tuer au réveil. Seulement cette fois El échoua, l'envoyant dans un coma semi-conscient, à défaut de le renvoyer comme chaque matin par le fond de son inconscient. Dans ce lieu unique où le meurtre est un principe, seule la tentative de meurtre devient un crime. Une chance que son acte n'ait pas été réfléchi, qu'il relevait à l'origine de l'instinct. L'echec l'accable mais qu'il soit à un mécanisme universel l'exempte de la charge de préméditation. Pendant la bataille juridique du rêve pour sa survie, El reste derrière les vrais barreaux qui maintenant lui barrent la route, lieu originel du drame. C'est d'ici qu'El assure seule sa défense, une prise de temps forcée afin qu'à son tour El prenne le temps d'y repenser pour se repentir, de repenser au rêve pour le réveiller. L'arrangement avec la partie adverse est simple: s'il sort du coma, El sort de prison. Que le rêve survive à sa conscience et El pourra douloureusement purger sa peine en liberté. Qu'il meure dans les bras de son inconscient et El demeurera paisiblement impunie en cellule.
Cependant El sait que sortir de cette prison c'est continuer d'enfoncer les portes mais des portes ouvertes vers sa conscience, des portes qui n'offrent plus de résistance et qui laisseront passer bien d'autres rêves encore vivants. Or ce dont elle rêve en cet instant c'est d'achever ce dernier pour enfin en finir avec cette trop longue histoire chimérique. Alors El enfonce une dernière fois tête baissée la porte barrée de sa cellule, s'y défonce une ultime fois la pensée pour ne plus jamais réfléchir, ne plus jamais le réveiller. El disait que faute avouée est à demi pardonnée, voilà pourquoi étendue au pied des barreaux elle signait en ce jour ses aveux à l'encre écarlate.

vendredi 15 juin 2007

Résultats des concours

E3A
CCP

dimanche 3 juin 2007

Actuel autoportrait

Petite, je rêvais chaque jour en saluant le Rhône de remettre à neuf une de ses péniches abandonnées pour l'habiter. Mais en grandissant, l'ébauche du rêve de l'enfant voit ses traits se durcir et le navire se restaurer suivant des plans aléatoires que l'expérience tire au fil des ans. A ce jour, le vent s'engouffre péniblement dans les voiles trop tendues de ses trois mâts -un pour chacune de ces trois dernières années- et de sa monocoque fuyante s'échappent quelques idées noires, puisqu'il est aussi bien trois mâts que pétrolier aux jointures hypersensibles.

Et si ce carburant en cargaison illimitée n'a pas de prix, c'est que sa seule raison d'être à bord est préventive. Quels que soient les assaillants qui réussiraient à s'en emparer encore, puisqu'en capitaine je ne peux abandonner mon navire, je me ferais alors la plus grande joie de les conduire à notre perte. Je saurais maintenant retourner la situation pour venir fendre toutes voiles dehors l'écume des nuages, droit vers le Soleil. Une fois à sa portée, une de ses langues de feu viendrait caresser la poupe du navire, assez délicatement pour qu'une latte de bordage en frémissant lui ouvre sa cale dangereusement remplie, et ainsi... Tout est calculé pour que ce ne soit pas qu'un simple feu de joie, car ce serait dommage de gâcher peut-être l'unique opportunité de laisser sans retenue s'exprimer son explosion. Mais malgré ces précautions, je ne parviens qu'à l'imaginer mitigée sachant que lorsqu'un rêve s'embrase, même en se retrouvant émerveillé de ses petits lambeaux scientillants plein les yeux, rien ne peut empêcher qu'ils redeviennent aussi désuets qu'avant leur incandescence dès qu'ils retombent à l'eau. [...]

Il me faut pour l'instant garder les pieds sur mer, car c'est elle l'unique et véritable matrice dans laquelle ma réalité trouve les points d'ancrage qui assurent sa flottaison.

Ces derniers jours, la mer était assez démontée pour que mon navire, faussement habitué à naviguer en eaux troubles, se laisse sans résistance bercer par la tempête. J'y aurais moi aussi ancré mon sommeil si je n'avais pas aperçu au loin le signal de détresse de mon avenir, échoué sur un îlot ne figurant déjà presque plus sur ma carte en papier buvard. Et puisque pour une fois j'avais un cap, je me suis lancée à son secours. J'aurais dû penser avant aux conséquences qu'implique d'avoir un avenir aux contours tracés de manière si fébrile. Les tremblements de ligne anguleux avaient fait naître de la page sablonneuse les rochers qui ont ouvert dans ma coque une seconde brèche, de laquelle s'est déversée la dernière marrée d'idées noires, souillant la côte de l'îlot et mazoutant mon soit-disant bel inconnu qui tentait de me rejoindre à la nage.


à suivre...

vendredi 18 mai 2007

Quand on ne peut faire que la guerre: no peace and no love anymore

by Takis
Dès l'instant où nous nous somme revus, nos yeux se sont en même temps mis à tirer, comme si nos détonateurs respectifs s'étaient trouvés dans le regard de l'autre. Les rafales de mots sortant de nos quatre canons se sont jetés les uns sur les autres, et de leurs impacts mutuels est né l'un des plus éblouissants feux d'artifice. C'est ce qu'il se produit quand au lieu de se jeter des vérités directement au visage, elles atterrissent d'abord sur la boule à facettes de nos personnalités. Quant à nous, bien éclipsés derrière tous ces éclats étourdissants nous ne nous sommes même pas blessés, juste réciproquement oubliés. Comme tous bons généraux qui se respectent nous avons laissé nos soldats envoyés au front faire la guerre à notre place. Une fois l'inutile carnage terminé, il ne restait plus qu'à ramasser nos anciens vecteurs d'amitié blessés, mais certains mots avaient perdu trop de sens pour pouvoir survivre.

dimanche 13 mai 2007

Qui de nous deux ... tuera l'autre?


Le vous persiste, et malgré tous ceux que nous avons abolis à coup de confiance ce barrage de la langue reste le dernier dont tu ne puisses t'affranchir. La digue naturelle de la langue est pourtant un édifice d'un solide émail poli, mais il ne te suffit a priori pas de canaliser sans heurt le flot des paroles, il te faut implorer le renfort de la convention pour créer ce barrage de sécurité qui verra nos mots s'écraser sur des dents plus rocheuses. Tu ignores peut-être si c'est de ton côté ou du mien que la plus grande étendue d'amour stagnant s'est formée, ou encore lequel porte en lui des terres trop arides pour que le flot de l'autre ne puisse l'abreuver sans le noyer. Ton énigme à mes yeux persiste, mais je sais où venir soudoyer la véritable Sphinge qui barre le filet de sueur chaleureuse remontant le long de ton dos, si seulement tu me laissais te délivrer de mon incertitude.
Je tiens à te rassurer, la dépression est de mon côté, et si tu te vides c'est moi qui me noierai.

vendredi 4 mai 2007

All rainy days ?

Est-ce parce que la pluie a fini par se graver sur mes lentilles de contact ou parce que j'ai les yeux noirs que je vois toutes les journées identiques? Le bleu a quitté le ciel pour descendre sur Terre, et encore se retrouver là où il ne devrait pas.



dimanche 29 avril 2007

Quand l'angoisse pique sa crise: récit d'un phénomène souhaité maîtrisé

Je m’enfonçais vers le cœur de la Terre, la peur remontait en direction du mien. Siamoises de cœur, un tunnel vasculaire reliait depuis le premier jour nos deux organes résidentiels. Pour deux propriétaires en mal d’appartenance, la clef s’est avérée résider dans le Home Exchange: son palace d’enfer vs mon studio de glace. Ne jamais s’accorder sur les dates est la seule règle de ce combat inégal. Sa porte étant toujours ouverte et la mienne toujours fermée, l’invitation et l’effraction s’y plient parfaitement. Je m’élance et suis dans l’ordre les étapes du voyage. Après la désertion du corps vient la marche dans le tunnel noir, à la différence près que la lumière blanche au bout n’y est pas et que la seule voix qui m’accompagne est la mienne, martelant au rythme de mon poing: « reviens! ». Malgré mes petits écarts à la procédure universelle, je n’en doute pas, je vais mourir. Une fois de plus, je chemine encore qu’elle est déjà à ma porte, s’amusant de me savoir tressauter à chaque fois qu’elle fait mine de l’enfoncer. Je passe la sienne quand je vois les souvenirs m’échapper et glisser à mes pieds, comme dans ces scènes d’apocalypse où les journaux balaient la crasse du bitume, mais avec un proche voire pire, ma tête en première page. Je prends juste le temps qu’elle me laisse pour finir de me perdre dans son néant emmuré, et lorsque ce flot du passé parvient à mes yeux, c’est que déjà mon cœur est noyé. La décrue emportera avec elle les débris d’une vie par erreur et c’est par chaque noyade que j’apprends à naître de ma volonté.

jeudi 19 avril 2007

Société de consommation

Devant la boutique, ce sont mes semblables que j'observe en vitrine. Non seulement ils n'affichent pas leurs prix, mais ils n'affichent pas plus leurs sourires. Qu'ont-ils donc à vendre si ce n'est leurs charmes? Intriguée, j'entre, passant du côté acquéreur au côté conquérant. Les regards s'évitent habilement, un croisement de regard se payant parfois chèrement, bien trop pour ceux qui n'ont rien à perdre. Après de longues minutes à épier mes défauts de fabrication, un intéressé m'interroge: "C'est combien?" Sa main s'approche déjà côté coeur à l'intérieur de sa veste, d'un mouvement aussi mécanique que celui auquel il a, par contagion, réduit son coeur à exécuter. Seulement je n'étais là que pour regarder, et j'ai refusé d'afficher mon prix. L'affront aussi est sous garantie, je sais comme lui qu'il est interdit d'abîmer la marchandise avant de l'avoir achetée. Sa fierté en a pris un coup, mais qu'il ne peut me rendre. Il court enfoncer la "sortie sans achat", vexé de n'avoir pu déployer de son portefeuille son attirail de paon aux plumes d'argent.

dimanche 15 avril 2007

RDV POUR 8169 8196 8619 8691 8916 8961 9168 9186 9618 9681 9816 9861

Que ce soit un jour de plus ou un jour de moins... franchement, tu crois qu'avec les 7162 que je me traine je vais en plus m'embarrasser d'une nuance?

samedi 7 avril 2007

Jamais 20 printemps


Tori Amos - WINTER

jeudi 29 mars 2007

Transfert

Identifier ne permet pas de comprendre. Cerner c'est tout juste faire le tour, tourner inlassablement autour du pot. Rien de plus que se retrouver piégé à l'extérieur. Toujours en aveugle, la main glisse sur le mur sans trouver la poignée de la porte. Et lorsque tu passes devant, alors ta plus grande chance se réalise: te voilà à la porte de tes espérances.

mercredi 28 mars 2007

TEO & TEA (Jean-Michel JARRE interview)

mardi 27 mars 2007

Y a t-il un médecin dans la salle?

Combien d'années de développement intellectuel faut-il pour compenser 13 années de développement pulsionnel?

dimanche 25 mars 2007

Effroyables Jardins

Comme l'addition, la différence se paie toujours

mardi 20 mars 2007

Failure in the wall

QUAND JE FRAPPE LE MUR, C'EST LUI QUI SE MET A PLEURER

dimanche 18 mars 2007

In chains

Que ferait un ami s'il te voyait pieds et poings liés? -au sens littéral de l'expression puisqu'il faut forcer la prise de conscience de nos St Thomas des temps modernes- Il viendrait spontanément te délivrer en faisant fit de ton éventuel désir de rester attaché. Impensable pour lui de concevoir que tu te soies toi-même empêché de nuire, comme le faisaient les loup-garous auxquels il restait un peu de coeur ou de cran (pour être polie).

Dès lors que je suis utile à l'autre, je n'ai plus besoin de me demander en quoi je peux m'être utile. Simple question de disponibilité mal placée venant de ceux qui ont osé croire en une réponse à la question "A quoi je sers?", le regard tourné vers l'extérieur. Les yeux révulsés, ils comprendraient que cette question n'a de valeur qu'intrinsèque. Chaque question porteuse d'un "Pour quoi" se refuse à une réponse car trouver un but, c'est déjà s'empêcher de l'atteindre.

Pour répondre à ta question : oui, le messianisme tue.